mercredi 10 décembre 2008

Le feu réchauffe autant qu'il brûle et l'eau abreuve autant qu'elle noie.





Ta route sera rude et longue. Ecoute la voix des herbes, celle des arbres, des cailloux, apprends leur langage. N'oublie pas de saluer les montagnes, les forêts et les rivières avant que ton pied ne se pose sur elles. Fais-le selon ton coeur. Qu'importe si tu ignores tout des chants et des prières, la vie entend partout la vie. Parle aux Esprits de la Terre avec respect, et sache bien qu'ils ne sont ni bons ni mauvais. Le feu réchauffe autant qu'il brûle et l'eau abreuve autant qu'elle noie. N'oublie jamais cela, et donne aux choses vivantes ton amitié d'être vivant, afin qu'elles te soient favorables.




Henri Gougaud, L'Homme qui voulait voir Mahona

Leafy seadragon

dimanche 30 novembre 2008

Don, Dû, Indû, Dindon,...






Tout devient un don

Quand, d'évidence,

Rien ne nous est dû.


mardi 25 novembre 2008

Merci Henri







Désert, lieu de vacance
Le jaune emporté par le vent
Avec le temps se perd l'importance




Haïku pour Thierry, d'Annette


lundi 27 octobre 2008

Cher Thierry

12/2/1969 (par amour)     20/10/2008 (par décision)

Première semaine de ma vie sans toi, 

Je me sens en paix et je ne vois que de la lumière quand je pense à toi,
Ton enterrement et le monde qu'il y a eu ont été porteur 
Tu méritais bien tout cela, le texte de Patrick, courageux,
Qui n'a pas craqué en le lisant, était magnifique, 
Ce sera pour l'anniversaire du mois sans toi,
Le choc, c'est physiquement que je le ressens actuellement,
On dit que je vais me sentir amputée d'un "membre",
Je ne sais pas, j'ai l'impression que tu es à côté de moi.
Je t'embrasse tendrement, n'hésite pas à te manifester par ton bon sens et ton humour.
Ta soeur qui t'aime profondément.
Annette

mardi 21 octobre 2008

Thierry


Aujourd'hui, 21 octobre 2008, est le premier jour du reste de ma vie sans toi.
Etrange d'écrire cela, je le sais mais c'est pas encore intégré.


Tu es le chouchou le chouchou de mes rêves
Tu es le chouchou le chouchou de mon coeur.


Je t'aime Thierry, tu es dans mon coeur, je te sens et je sais que tu es parti avec tout mon amour pour toi en toi.


PS.
Tu peux botter le cul de Maman affectueusement de ma part, parce qu'ici on a besoin d'un petit coup de pouce!!!

Annette

mardi 29 juillet 2008

Illusions (2)

12. "Le courant de ce fleuve glissait au-dessus de tous - jeunes et vieux, riches et pauvres, bons et méchants -, et le courant allait son propre chemin, ne connaissant que sa propre nature de cristal.

13. "Chaque créature, à sa manière, s'accrochait étroitement aux branches et aux rochers du fond du fleuve, car s'accrocher était leur mode de vie, et résister au courant, tout ce que chacun d'eux avait appris depuis sa naissance.

14. "Mais une créature dit à la fin : " Je suis las de m'accrocher. Bien que je ne puisse pas le voir de mes yeux, je crois que le courant sait où il va. Je lâcherai et me laisserai entraîner où il veut. A rester accroché, je mourrai d'ennui."

15. "Les autres créatures éclatèrent de rire et dirent : Idiot! lâche donc et le courant que tu vénères te jettera, ballotté et meurtri, contre les rochers; tu en mourras, et plus vite que d'ennui.

16. "Mais l'autre ne tint pas compte de ces quolibets, et retenant son souffle, il lâche et fut aussitôt ballotté et meurtri par le courant contre les rochers.

17. "Or bientôt, comme il refusait de s'accrocher de nouveau, le courant le souleva et le libéra du fond et il ne fut plus bousculé ni blessé.

18. "Et les créatures vivant en aval, pour lesquelles il était un étranger, se mirent à crier : Voici un miracle ! Une créature comme nous-mêmes, et pourtant elle vole! Voici le Messie venu pour nous sauver tous!

19. "Et celui que le courant portait dit : Je ne suis pas plus Messie que vous. Le fleuve se plaît à nous soulever et à nous libérer, si seulement nous osons lâcher. Notre véritable tâche c'est ce voyage, cette aventure.

20. "Mais les autres criaient de plus belle : Sauveur! Sauveur! tout en s'accrochant aux rochers, et lorsqu'ils levaient la tête une deuxième fois, celui que le courant portait s'en était allé; alors, restés seuls, ils fabriquaient des légendes à propos d'un Sauveur."

21. Or il advient ceci. Il vit que la multitude s'amassait autour de lui chaque jour davantage, plus serrée, plus proche et plus féroce que jamais; il vit qu'ils le pressaient sans relâche de les guérir, et de les nourrir sans cesse par ses miracles; alors, pour apprendre pour eux et pour vivre leurs vies, il partit seul ce jour-là sur le sommet d'une montagne écartée, et là il se mit à prier... 

(ce n'est pas fini...)

samedi 12 juillet 2008

Illusions... (1)

1. Il y eut un Maître venu sur la terre, né dans le pays sacré d'Indiana, élevé dans les montagnes mystiques, à l'est de fort Wayne.

2. Le Maître apprit de ce monde dans les écoles publiques d'Indiana puis, lorsqu'il grandit, dans son métier de mécanicien d'automobiles.

3. Mais le Maître reçut des enseignements venant d'autres pays et d'autres écoles , venant d'autres vies qu'il avait vécues. Il se les rappelait, et, se rappelant, il devint sage et fort si bien que d'autres virent sa force et vinrent à lui pour des conseils.

4. Le Maître crut qu'il avait le pouvoir de s'aider et d'aider toute l'humanité; et comme il avait foi, pour lui il en fut ainsi, si bien que d'autres virent sa force et vinrent à lui pour être guéri de leurs soucis et de leurs nombreuses maladies.

5. Le Maître crut que c'était bon pour tout homme de se penser soi-même comme fils de Dieu, et comme il avait foi, il en fut ainsi; et les magasins et les garages où il travaillait se remplirent et se comblèrent de ceux qui recherchaient son enseignement et son contact; et les rues à l'entour débordèrent de tous ceux qui désiraient seulement que son ombre en passant puisse tomber sur eux et changer leurs vies.

6. Et il advient, en raison des foules, que plusieurs contremaîtres et directeurs invitèrent le Maître à laisser ses outils et à passer son chemin, car il était serré de si près que ni lui ni aucun autre mécanicien n'avait de place pour travailler sur les automobiles.

7. C'est ainsi qu'il s'en fut dans la campagne, et les gens le suivirent, commençant à l'appeler Messie et faiseur de miracles; et, comme ils avaient foi, il en fut ainsi.

8. Si un orage survenait tandis qu'il parlait, pas une seule goutte d'eau ne tombait sur la tête de l'assistance; le dernier dans la foule entendait ses paroles aussi clairement que le premier, quels que fussent l'éclair et le tonnerre à l'entour dans le ciel. Et toujours il s'adressait à eux en paraboles.

9. Et il leur dit : "Au sein de chacun de nous se trouve le pouvoir de consentir à la santé et à la maladie, à la richesse et à la pauvreté, à la liberté et à l'esclavage. C'est nous qui maîtrisons cela et nul autre."

10. Un ouvrier prit la parole et dit : "facile à dire pour toi, Maître, car tu es guidé et nous ne le sommes point et tu n'as pas besoin de faire effort comme nous faisons effort. Un homme doit travailler pour vivre dans ce monde-ci."

11. Le Maître répondit : "il y avait jadis, dans un village sur le fond d'un grand fleuve de cristal, des créatures...