Affichage des articles dont le libellé est Sangha. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sangha. Afficher tous les articles

jeudi 22 janvier 2009

NO COMMENT





"Cet homme avait entendu dire que maître Joshu était saint et que le voir - rien que cela - suffisait à porter bonheur. Il désira donc le connaître. Il s'en fut, un matin, chez lui. Or, comme il franchissait le seuil de son jardin, il aperçut sous un tilleul un vieillard assis, immobile, en profonde méditation. Barbe et cheveux de neige, les yeux clos, les mains jointes. Le visiteur, impressionné, s'avança vers le jardinier qui ratissait l'allée de sable et lui dit, désignant le sage dans les jeux d'ombre et de soleil : 

- Est-ce bien là maître Joshu ?
- Non, répondit le jardinier. Joshu c'est moi, pour vous servir. Lui, là-bas, c'est mon apprenti."

(Henri Gougaud, L'almanach)

lundi 19 janvier 2009

VIRAGE à 180°





Avant, il suffisait d'un "mal dire" pour détruire dix "bons dires", 

Maintenant il me faudra au moins dix "mal dires" pour casser un "bon dire"





Merci Frankie

Merci Henri


mercredi 10 décembre 2008

Le feu réchauffe autant qu'il brûle et l'eau abreuve autant qu'elle noie.





Ta route sera rude et longue. Ecoute la voix des herbes, celle des arbres, des cailloux, apprends leur langage. N'oublie pas de saluer les montagnes, les forêts et les rivières avant que ton pied ne se pose sur elles. Fais-le selon ton coeur. Qu'importe si tu ignores tout des chants et des prières, la vie entend partout la vie. Parle aux Esprits de la Terre avec respect, et sache bien qu'ils ne sont ni bons ni mauvais. Le feu réchauffe autant qu'il brûle et l'eau abreuve autant qu'elle noie. N'oublie jamais cela, et donne aux choses vivantes ton amitié d'être vivant, afin qu'elles te soient favorables.




Henri Gougaud, L'Homme qui voulait voir Mahona

Leafy seadragon

dimanche 30 novembre 2008

Don, Dû, Indû, Dindon,...






Tout devient un don

Quand, d'évidence,

Rien ne nous est dû.


mardi 29 juillet 2008

Illusions (2)

12. "Le courant de ce fleuve glissait au-dessus de tous - jeunes et vieux, riches et pauvres, bons et méchants -, et le courant allait son propre chemin, ne connaissant que sa propre nature de cristal.

13. "Chaque créature, à sa manière, s'accrochait étroitement aux branches et aux rochers du fond du fleuve, car s'accrocher était leur mode de vie, et résister au courant, tout ce que chacun d'eux avait appris depuis sa naissance.

14. "Mais une créature dit à la fin : " Je suis las de m'accrocher. Bien que je ne puisse pas le voir de mes yeux, je crois que le courant sait où il va. Je lâcherai et me laisserai entraîner où il veut. A rester accroché, je mourrai d'ennui."

15. "Les autres créatures éclatèrent de rire et dirent : Idiot! lâche donc et le courant que tu vénères te jettera, ballotté et meurtri, contre les rochers; tu en mourras, et plus vite que d'ennui.

16. "Mais l'autre ne tint pas compte de ces quolibets, et retenant son souffle, il lâche et fut aussitôt ballotté et meurtri par le courant contre les rochers.

17. "Or bientôt, comme il refusait de s'accrocher de nouveau, le courant le souleva et le libéra du fond et il ne fut plus bousculé ni blessé.

18. "Et les créatures vivant en aval, pour lesquelles il était un étranger, se mirent à crier : Voici un miracle ! Une créature comme nous-mêmes, et pourtant elle vole! Voici le Messie venu pour nous sauver tous!

19. "Et celui que le courant portait dit : Je ne suis pas plus Messie que vous. Le fleuve se plaît à nous soulever et à nous libérer, si seulement nous osons lâcher. Notre véritable tâche c'est ce voyage, cette aventure.

20. "Mais les autres criaient de plus belle : Sauveur! Sauveur! tout en s'accrochant aux rochers, et lorsqu'ils levaient la tête une deuxième fois, celui que le courant portait s'en était allé; alors, restés seuls, ils fabriquaient des légendes à propos d'un Sauveur."

21. Or il advient ceci. Il vit que la multitude s'amassait autour de lui chaque jour davantage, plus serrée, plus proche et plus féroce que jamais; il vit qu'ils le pressaient sans relâche de les guérir, et de les nourrir sans cesse par ses miracles; alors, pour apprendre pour eux et pour vivre leurs vies, il partit seul ce jour-là sur le sommet d'une montagne écartée, et là il se mit à prier... 

(ce n'est pas fini...)

samedi 12 juillet 2008

Illusions... (1)

1. Il y eut un Maître venu sur la terre, né dans le pays sacré d'Indiana, élevé dans les montagnes mystiques, à l'est de fort Wayne.

2. Le Maître apprit de ce monde dans les écoles publiques d'Indiana puis, lorsqu'il grandit, dans son métier de mécanicien d'automobiles.

3. Mais le Maître reçut des enseignements venant d'autres pays et d'autres écoles , venant d'autres vies qu'il avait vécues. Il se les rappelait, et, se rappelant, il devint sage et fort si bien que d'autres virent sa force et vinrent à lui pour des conseils.

4. Le Maître crut qu'il avait le pouvoir de s'aider et d'aider toute l'humanité; et comme il avait foi, pour lui il en fut ainsi, si bien que d'autres virent sa force et vinrent à lui pour être guéri de leurs soucis et de leurs nombreuses maladies.

5. Le Maître crut que c'était bon pour tout homme de se penser soi-même comme fils de Dieu, et comme il avait foi, il en fut ainsi; et les magasins et les garages où il travaillait se remplirent et se comblèrent de ceux qui recherchaient son enseignement et son contact; et les rues à l'entour débordèrent de tous ceux qui désiraient seulement que son ombre en passant puisse tomber sur eux et changer leurs vies.

6. Et il advient, en raison des foules, que plusieurs contremaîtres et directeurs invitèrent le Maître à laisser ses outils et à passer son chemin, car il était serré de si près que ni lui ni aucun autre mécanicien n'avait de place pour travailler sur les automobiles.

7. C'est ainsi qu'il s'en fut dans la campagne, et les gens le suivirent, commençant à l'appeler Messie et faiseur de miracles; et, comme ils avaient foi, il en fut ainsi.

8. Si un orage survenait tandis qu'il parlait, pas une seule goutte d'eau ne tombait sur la tête de l'assistance; le dernier dans la foule entendait ses paroles aussi clairement que le premier, quels que fussent l'éclair et le tonnerre à l'entour dans le ciel. Et toujours il s'adressait à eux en paraboles.

9. Et il leur dit : "Au sein de chacun de nous se trouve le pouvoir de consentir à la santé et à la maladie, à la richesse et à la pauvreté, à la liberté et à l'esclavage. C'est nous qui maîtrisons cela et nul autre."

10. Un ouvrier prit la parole et dit : "facile à dire pour toi, Maître, car tu es guidé et nous ne le sommes point et tu n'as pas besoin de faire effort comme nous faisons effort. Un homme doit travailler pour vivre dans ce monde-ci."

11. Le Maître répondit : "il y avait jadis, dans un village sur le fond d'un grand fleuve de cristal, des créatures...


jeudi 26 juin 2008

HELP !!!!

Vieillir, c'est peut-être simplement le durcissement du coeur qui n'accepte plus de recevoir des coups... 
qui n'accepte plus de prendre le risque de recevoir des coups...

Y-a-t'il un yoga du coeur qui peut le re-rendre souple et détendu ????

Je suis en attente de réponses.
Concrètes. 
Et pratiques (pas dans le sens "faciles").

vendredi 30 mai 2008

4 Mars- 30 Mai : Absence (...) pas tout à fait

Ca y est! j'ai retrouvé mon code! Je reprends la route. Un petit message pour Dounia qui m'a fait découvrir le merveilleux "Polar Bear" et quelques leçons de bons sens.



Quand l'Ours Polaire est fatigué, il se couche et il se repose...

mardi 4 mars 2008

Homenage ou les hommes creux (2)



Ce post et ce blog sont en noir et blanc, mais si tu écoutes le chant de Camaron, ton coeur s'enluminera des couleurs les plus incroyables,  de celles de l'arc-en-ciel en passant par le bleu le plus pur.


A tous ceux qui ont chutés.
A tous ceux qui sont passion.

jeudi 28 février 2008

IMMENSE...
















Immense 
est 
la force
de la
 prière 






















Dona Flor, Sculpture d'Orfèvre, Patrick Marchal, 25 décembre 2006.

lundi 25 février 2008

Avance calmement parmi le vacarme et la haine... (1)


Avance calmement parmi le vacarme et la haine et rappelle toi que la paix de l'âme se trouve au coeur du silence.

Gravé par les compagnons bâtisseurs de l'église de Baltimore 1692.

jeudi 21 février 2008

Jack Kerouac et le Haïku


Le son du silence
          est toute l'instruction
Que tu recevras.

cateye, nébuleuse

Puissions nous tous être des hommes creux

Pour mes amis chanteurs, et nous tous tout court, 
vidéo qui n'a de sens que regardée 
jusqu'au bout!!!







Jusqu'au bout !

lundi 28 janvier 2008

Une petite leçon d'Humilité... En mangeant des Scones...





























- Dis, Dounia, tu sais ce que c'est que l'humilité ?
- Je connais l'humidité
- oui, mais moi je te parle de l'humilité
- l'humilité ? 
- oui
- Ben... l'humilité c'est ce qui met des limites 
- ... euh..., oui, en fait c'est ça....



....En mangeant des Scones...
Dimanche matin
8

dimanche 27 janvier 2008

Quand j'étais petite on me disait souvent : "Dans la vie, on ne fait pas toujours ce que l'on veut, mais on fait ce que l'on doit"... J'ai écouté.
Plus tard est venu impérieusement un : " Fais ce que tu aimes". J'ai tenté d'aller le plus souvent dans cette direction. En tenant compte de la première injonction aussi. Equilibre. Tentative d'équilibre.
Maintenant ce qui me poursuit, c'est la phrase suivante : " Aime ce que tu fais". Pas de conclusion.



Aime ce que tu fais



mercredi 16 janvier 2008

A la recherche d'un guide... un critère fondamental...


"A partir du moment où l'on constate qu'un être n'est qu'amour, amour inconditionnel, absolu, on peut s'intéresser à la voie qu'il a lui-même suivie. Je trouve qu'on consacre trop de temps à se demander si quelqu'un soutient des propos orthodoxes ou hérétiques, alors que l'important est de sentir s'il rayonne la lumière intérieure, s'il incarne la paix, la tranquilité, l'amour, s'il nous paraît vraiment un être transformé et, tout simplement, s'il nous fait envie."
Arnaud Desjardins (extrait d'une entrevue parue au magazine nouvellescles.com)

L'acte non conscient est la porte ouverte au vandalisme, à la violence


Alexandro Jodorowsky, in, Le théâtre de la guérison, pp 44-45 : 



" Un Haiku japonais nous livre une clef : l'élève apporte au maître son poême dans lequel il dit :


Un papillon : 
Je lui enlève les ailes
Et voilà un piment!


La réponse du maître ne se fait pas attendre "non, non, ce n'est pas cela, laisse-moi corriger ton poème" : 


Un piment :
Je lui ajoute des ailes
Voilà un papillon!


La leçon dispensée ici est claire : l'acte poétique doit toujours être positif, aller dans le sens de la construction et non de la destruction."

A ce sujet, je renvoie au merveilleux film de Kim Ki-Duk, : "Spring, Summer, Fall, Winter... and Spring".

lundi 14 janvier 2008

Descendre aussi bas qu'un pou, s'élever aussi haut que l'aigle










Jour re-J, re-création de mon blog!!! Je m'envoie  un texte qui me tient à coeur.

Texte extrait du livre d'Alexandro Jodorowsky "Le théâtre de la guérison" :

"Je ne suis pas un ivrogne, mais je ne suis pas un saint, non plus. Un medecine-man ne devrait pas être un "saint"... Il devrait pouvoir descendre aussi bas qu'un pou et s'élever aussi haut que l'aigle... Vous devez être dieu et diable, tous les deux. Être un bon medecine-man veut dire être en plein milieu de la tourmente et non s'en protéger. Ça veut dire expérimenter la vie dans toutes ses phases. Ça veut dire faire le fou de temps à autre. Cela aussi, c'est sacré".

Chevreuil Boiteux
(homme-médecine sioux de la tribu Lakota)